Inventé par le journaliste Joël Henry en 1990, le tourisme expérimental s’impose des concepts, des contraintes volontaires pour explorer un espace, une ville, pour déterminer un itinéraire.

Impertinent et poétique, le tourisme expérimental invite à l’expédition ludique. C’est l’itinéraire bis du tourisme conventionnel. Loin des excursions paradisiaques, cette démarche, a priori anecdotique, propose une approche nouvelle sur l’aménagement urbain et le paysage quotidien.

D’abord il faudra être attentif à la météo, trouver une période de quatre jours sans trop de nuages. Nous partirons à la recherche d’une nuit noire, sur le plateau des Millevaches dans le Limousin : s’éloigner des grandes villes, se rapprocher du ciel.

Il s’agira d’élargir notre champ de vision à l’obscurité pour explorer sa capacité poétique à produire de l’imagination; comme une invitation à la rêverie. Avec l’étrange sensation d’être dans le cosmos, de pouvoir saisir la voie lactée.

Il sera question de fuir les particules de lumière artificielle, d’évoquer la possibilité de zones vierges non touchées par cette pollution lumineuse.

Matthias Pasquet

Tourisme expérimental, 2018