Collab(s)#4 — Mutation(s)

Mutation(s) : Modification rare, accidentelle ou provoquée.

Depuis 2015 et sa création, Poly— mute, varie, évolue, mais sa volonté, de s’engager auprès de la photographie émergente, persiste.

– 2017 : Les photographes de Poly— présentent leur 1ère exposition collective : la Collab(s)#1 avec pour thème : Marie Martin, portrait d’une femme lambda. Celle qu’on sait nommer mais qui reste anonyme, trop commune, de naissance, pour exister sur la toile.

En parallèle le mouvement #metoo offrait une voix, grâce aux réseaux sociaux, à la plus grande minorité mondiale.

– 2018 : Pour le second volet de nos Collab(s), les artistes du label décident d’explorer nos idées préconçues, les déjouent et nous proposent une nouvelle vérité grâce à leur pouvoir unique : la photographie.
Cette même année, la loi du 22 décembre 2018 relative à la manipulation de l’information était promulguée.

– 2019 : Après avoir travaillé sur une identité, puis sur des lieux communs, une troisième édition de nos Collab(s), permet aux photographes de l’agence de s‘associer sur le thème de l’intelligence artificielle. Ils se posent ensemble la question : Le plus crucial est, que faisons-nous de l’IA, ou ce que fait l’IA de nous ?

En 2021, Poly— fête ses six ans : six années de recul permettant d’affirmer la place centrale de la photographie émergente dans l’analyse de notre environnement.
Pour l’occasion, Poly— propose à ses photographes de présenter un projet personnel, fruit de leurs propres recherches artistiques.

Afin de multiplier les points de vue, Poly— a également décidé d’organiser un Prix Création Émergente. Le projet sélectionné par le Jury confirme l’importance du regard posé par les jeunes auteurs sur notre présent. D’instinct, tous semblent partager le même objectif : à leur manière, tenter de figer, de sonder et de traduire ces changements qui nous dépassent, ces « mutations » ; représenter le hors-champ.

La Collab(s)#4 est un arrêt sur images : 6 angles de réflexion, 6 visions de notre société, de l’humain et son rapport au monde.

Louise Desnos (1), nous offre un regard sur la femme, ce qu’elle incarne, questionnant singularité et féminité.

Valentin Fougeray (2) catalogue l’uniformisation de notre quotidien, interroge les transformations urbaines et leur rôle particulier.

Quentin Lacombe (3) interprète le mythe de l’Arche dans le contexte actuel des crises mondiales en combinant et superposant différentes échelles du temps dans des Arches dites photographiques.

Calypso Mahieu (4) met en image les symptômes d’une société toujours plus connectée.

Matthias Pasquet (5) explore les mécanismes de mémoire transgénérationnelle et leurs artefacts.

Enfin, Julie Rochereau (6), lauréate du Prix Création Émergente 2021, propose une étude des paysages entropiques à travers une recherche sur la matérialité de l’image.

Considérée par certains comme non essentielle, la photographie facilite le constat, référence les émotions à un instant t et reste un témoignage capital, une trace du présent pour plus tard…

Mutation(s) : Modification rare, accidentelle ou provoquée ?

Louise DesnosValentin FougerayQuentin LacombeCalypso MahieuMatthias PasquetJulie Rochereau

(1) Femmes sous influence, Louise Desnos
(2) Ur/ban/isme, Valentin Fougeray
(3) Crucible of time, Quentin Lacombe
(4) Cybercondria, Calypso Mahieu
(5) Dynamique des plages, Matthias Pasquet
(6) Landscopia, Julie Rochereau

Poly— tient à remercier chaleureusement :

La Galerie Laurent Godin pour son accueil.
Les membres du jury du Prix Poly— Création émergente en Ile-de-France (Séverine Morel, Marc Armand, Aurélie Derhée, Nolwenn Brod, Sophie Delannoy, Pascal Beausse et Laurent Godin) pour leur participation à cette expérience inédite pour nous.
La SAIF pour son soutien sur nos collab(s) depuis plusieurs années.

Design graphique : Valentin Fougeray x Mathilde Vendrin

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