Femmes sous influence, 2020-2021, Louise Desnos
Louise DesnosLouise DesnosLouise DesnosLouise DesnosLouise DesnosLouise DesnosLouise DesnosLouise DesnosLouise DesnosLouise DesnosLouise DesnosLouise DesnosLouise DesnosLouise DesnosLouise DesnosLouise DesnosLouise DesnosLouise DesnosLouise DesnosLouise DesnosLouise Desnos
Femmes sous influence, 2020-2021, Louise Desnos

Si mon approche de la photographie pourrait être qualifiée de « naturaliste », je provoque en revanche les situations et « terrains de jeu » fertiles à la production d’images.
Ayant une pratique personnelle assez quotidienne et instinctive, les sujets s’imposent souvent à moi, parfois avant et pendant la production d’images. Des recherches théoriques (littéraires, philosophiques, documentaires ou même sociologiques) viennent alors aiguiller la forme que prend mon travail. Mes séries peuvent également être le résultat d’un équivalent cinématographique de montage : en prenant le soin de consulter mes archives et photos quotidiennes réalisées de façon spontanée, il se dégage parfois des obsessions, des récurrences qui me permettent de comprendre, d’isoler et d’approfondir des sujets.

Pour la série ici présentée, il s’agit avant tout de portraits, où la vulnérabilité fait force. Ce sont des amies et des connaissances qui incarnent ici plusieurs versions de femmes, et en même temps il ne s’agit que de portraits, un instant arrêté dans lequel se joue une représentation. Elles sont présentées dans leur singularité mais aussi dans une idée plus large de la représentation de la femme, de ce qu’elle incarne, et de ce qu’elle devient. Il est donc question de leur rapport à elles-mêmes, à leur corps dont il émane parfois une grande sérénité et d’autre fois une sorte d’inconfort inhérent. Ces portraits sont une vaine tentative d’accéder à leur intimité, leur intériorité qui me rapproche en tout cas des miennes.

    Nous utilisons les cookies afin d’améliorer l’expérience de nos utilisateurs.